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En ce début d’année 2026, nous vous souhaitons à chacun et à chacune une très bonne année ainsi qu’une bonne santé.
A la Cellule Manger Demain, chaque élément de la durabilité est abordé de façon indissociable des autres. En effet, beaucoup de choses se jouent dans notre assiette : on sait aujourd’hui de manière incontestable que la qualité de notre alimentation a un impact direct sur notre santé. Or, nous en parlions également dans notre édition de novembre, l’alimentation est également vectrice d’inégalités avec l’existence de différences d’accès aux ressources entre les individus et les groupes sociaux.
C’est pourquoi, pour cette nouvelle édition du mois de janvier, nous vous proposons de partir à la découverte de nombreuses initiatives pour faciliter l’accès de toutes et tous à l’alimentation durable avec une édition spéciale « accessibilité ». Pour en savoir plus ne manquez pas notre format JT et poursuivez votre lecture grâce au contenu détaillé ci-après !
Nous vous proposons d’aborder cette nouvelle année par le lancement du podcast « On mange quoi demain ? ». Grâce à son format audio dynamique, il vous invite à partir à la découverte de celles et ceux qui portent et agissent au jour le jour pour une transformation de nos systèmes alimentaires.
L’écouter, c’est prendre le temps d’une petite parenthèse inspirante pour rencontrer ces initiatives citoyennes et ces acteur·rices de la transition alimentaire en Wallonie.
Construit en six épisodes, le podcast abordera successivement les axes de l’alimentation durable avec un premier épisode consacré, vous l’aurez compris, à l’accessibilité. En effet, il ne peut y avoir de transition alimentaire réussie sans embarquer un maximum de voyageurs à bord : alors comment faire pour ne laisser personne à quai ?
Pour nous éclairer sur le sujet, nous avons notamment eu le plaisir d’interviewer Christine Mahy, Secrétaire générale et politique du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté. Nous reprendrons plusieurs extraits de son interview ainsi que de celles d’autres acteurs pour introduire les prochains sujets abordés dans cette newsletter : découvrez-les ci-après !
Sans plus attendre, nous vous invitons à découvrir l’épisode 1. Diffusez-le, ce podcast est le vôtre : il reflète votre travail et votre engagement quotidien. Bonne écoute !
Comment on peut changer les choses ? Je pense d’abord qu’il faut mener des actions qui sont au bénéfice des ménages dont le portefeuille est plat et au bénéfice de ceux qui produisent. Si le maraicher est pauvre en produisant ses salades ça ne va pas… et si le mangeur ne sait pas se permettre d’acheter ces produits-là ça ne va pas.
#OMQD
Alors comment rééquilibrer la balance pour que des prix accessibles à tous puissent être rémunérateurs pour les producteurs ? C’est l’ambition du coup de pouce « Du local dans mon point de vente », mis en œuvre par la Cellule Manger Demain et soutenu par la Wallonie. Parmi les mécanismes proposés, les caisses de solidarité.
Le principe est simple : un don d’un euro ou plus en caisse par les clients d’un point de vente circuits courts, est doublé grâce à la Wallonie, et le tout est mis à disposition d’un acteur social au profit des bénéficiaires de l’aide alimentaire.
Pour vous rendre compte de l’impact concret de ce mécanisme, prenez cinq minutes pour découvrir la vidéo tournée sur le partenariat entre Les Petits Producteurs et Cœur SDF : Elle est profondément humaine et montre à quel point la solidarité peut apporter de belles choses.
Comme le souligne habilement la RTBF dans son reportage tourné à l’Epicerie Al-Terre-Native, dont la caisse de solidarité alimente l’épicerie sociale du CPAS des Bons-Villers : avec 105 000€ générés en 2024 par les caisses de solidarité, les petits ruisseaux font les grandes et belles histoires.
La solidarité s’est également invitée au menu des fêtes grâce à un triplement des caisses en décembre !
Les fêtes sont un moment privilégié pour prendre soin de soi et des autres : c’est pourquoi, pour la troisième année consécutive, nous avons proposé un triplement des caisses dans la quarantaine de points de vente participants ! Et les client·es y ont participé massivement : retour en images sur cette action avec la Ceinture Alimentaire WAPI et l’Orchestre à Pots.
En Wapi, la ceinture alimentaire annonçait fin décembre avoir déjà récolté 2 454€ pour ses paniers solidaires, soit 7 362 € grâce au triplement de la Région wallonne. De quoi remplir de nombreux paniers solidaires ! Félicitations !
A Verviers, l’Orchestre à pots, une nouvelle commande à également pu être livrée aux restos du cœur de Verviers grâce à la générosité des clients et au 5% supplémentaires appliqués par le point de vente : Félicitations !
Avec le Pass Dalle, les étudiants ont désormais accès à une alimentation durable et ce à un budget maitrisé ! Depuis la relance des Pass, ce sont plus de 1.500 étudiants qui ont répondu positivement à l’appel à participation : une mobilisation d’ampleur qui résonne avec ce contexte d’insécurité alimentaire dont nous parlions sur Radio Solidarité, mais qui démontre aussi cet intérêt pour une alimentation de qualité.
Le problème n’est pas tant une question de mauvaises habitudes alimentaires que des freins pour accéder à une alimentation de qualité. On le sait, les étudiants sont particulièrement touchés par ce phénomène !
En effet, comme le soulignaient les étudiant·es de l’Institut Agro Montpellier et de l’Université Toulouse lors de la présentation de leur travail d’enquête à l’occasion du Colloque Mangez Jeunesse : les jeunes ont une très bonne connaissance des recommandations nutritionnelles, ils les entendent depuis leur plus jeune âge. Mais, dans les faits, ils sont dans l’incapacité de les appliquer que ce soit par rapport au budget, au temps, mais aussi au matériel et aux espaces dont ils disposent (cuisines de kots pas adaptées).
Grâce au Pass Dalle, ils sont désormais nombreux à pouvoir accéder à des aliments de qualité à prix réduits.
Découvrez le témoignage d’étudiants bénéficiaires de la carte Pass Dalle :
Alice
Campus de Liège
« Le Pass Dalle m’encourage à aller plus souvent dans les magasins en circuit court. Avec cette aide considérable, il n’y a pas d’excuse pour ne pas y aller. Ça rend l’alternative à la grande distribution plus accessible. J’aimerais que plus de points de vente participent à cette initiative. »
Amandine
Campus de Louvain-la-Neuve
« Le Pass Dalle m’a permis de pousser la porte de magasins dans lesquels je n’allais pas avant. J’ai découvert le vrac ! L’ambiance au sein du point de vente que je fréquente est agréable, le personnel est super sympa. J’ai l’impression de retrouver l’ambiance de village, comme chez mes parents. »
Carole
Campus de Liège
« Il m’arrivait d’aller dans des points de vente en circuit court, mais que pour quelques produits, comme les légumes. Grâce au Pass Dalle, je peux y aller beaucoup plus souvent et me faire plaisir. Les avantages sont nombreux : je peux me nourrir sainement avec des produits bio et de saison. Psychologiquement, ça fait du bien de se dire qu’on mange un bon repas. Aussi, je suis en contact direct avec le commerçant, ce qui n’est pas le cas dans les grandes surfaces. On peut créer du lien, avoir des infos sur les producteurs locaux. Faire ses courses dans ce type de magasin n’est pas une charge. J’aimerais que ce soutien puisse se prolonger. »
Anaëlle
Campus de Gembloux
« J’ai pu découvrir de nouveaux magasins, grâce au Pass Dalle, et m’acheter des produits qui étaient hors de ma portée. J’aime l’idée de soutenir le circuit court, c’est important ! »
À partir du 2 février, la Cellule Manger Demain élargit son dispositif de cartes de réduction pour rendre l’alimentation durable accessible à un plus grand nombre. Femmes enceintes, familles monoparentales, bénéficiaires du statut BIM, organisations d’accueil et d’hébergement : différents publics pourront accéder plus facilement à des produits locaux, frais et de qualité. Une étape supplémentaire pour faire de l’alimentation durable un droit, et non un privilège.
Décider d’investir au bon moment dans la vie des enfants c’est faire des économies sur l’avenir.
#OMQD
En matière d’accessibilité, les cantines ne sont en effet pas en reste ! Il s’agit d’un levier d’ampleur car elles concernent quotidiennement un grand nombre de personnes de tout âge et de tout milieu, et donc un grand nombre de repas. Agir sur la qualité de ces repas a donc un impact direct sur les usagers. A travers le Green Deal Cantines Durables, la Cellule Manger Demain accompagne désormais plus de 400 cantines de cette transition, en veillant toujours à garantir un prix accessible pour les usagers.
Economie sociale et saveurs locales : reportage à Walcourt
La relocalisation des assiettes en collectivités, ça passe tout d’abord par des rencontres… Aujourd’hui, on vous emmène sur le terrain, à la découverte de la collaboration entre la CoopESEM et l’Ecole fondamentale autonome de la Fédération Wallonie-Bruxelles de Walcourt !
Les coopératives d’économie sociale sont des interlocutrices particulièrement intéressantes pour les cantines ! En regroupant l’offre de nombreux producteurs, elles permettent aux cantines d’avoir accès à une large gamme de produits locaux, le tout avec des facilités logistiques pour la commande et la livraison des denrées !
Comment ça fonctionne concrètement ? Découvrez dès à présent cette collaboration en images !
Et si les marchés publics étaient vus comme des leviers et non plus comme des freins à l’alimentation durable ?
Contrairement à une perception souvent partagée de prime abord, un marché public ne devrait pas être vu simplement comme une formalité administrative lourde et rébarbative. Il est en réalité bien plus que cela, il est le reflet de véritables choix et orientations politiques.
C’est particulièrement le cas lorsqu’un pouvoir adjudicateur qui gère une cuisine de collectivité lance un marché public dans le but de s’approvisionner en denrées alimentaires ou afin de désigner un prestataire pour la préparation et la livraison de repas à ses usagers.
La manière dont cet adjudicateur conçoit son marché public alimentaire est révélatrice, d’une part, de l’importance qu’il accorde à la qualité de l’alimentation proposée à ses mangeurs mais aussi, d’autre part, à sa volonté de soutenir le tissu agroalimentaire local.
En effet, et même si cela n’a pas toujours été le cas, la législation relative aux marchés publics permet aujourd’hui de mettre en avant, au-delà du simple prix, de nombreux critères relatifs à la durabilité de l’alimentation proposée.
Ce que les Français nous disent de leur assiette
Publiée en juin 2025 par la Fondation Jean Jaurès, la deuxième édition de l’étude La France à table brosse un portrait sur l’évolution des pratiques alimentaires en France. Derrière les chiffres, se dessinent des tendances fortes, parfois inquiétantes, mais aussi des signaux utiles pour les acteurs du changement. Luisa Demaertelaere, stagiaire à la Cellule Manger Demain en 2025, vous propose une synthèse commentée de cette étude.
Parmi les chiffres, notons par exemple que :
37%
des Français, soit plus d’un tiers, jugent leurs dépenses alimentaires insuffisantes, et 11 % déclarent devoir fortement se restreindre. Cette précarité est une réalité silencieuse, souvent invisible, qui s’ancre dans le quotidien.
43%
des dîners sont aujourd’hui pris seuls, un chiffre en hausse constante. Ce phénomène reflète une désocialisation du repas, avec des conséquences importantes en matière de santé mentale, de transmission culturelle, mais aussi d’alimentation équilibrée.
Cette étude, bien qu’ancrée dans le contexte français, résonne avec les enjeux que nous rencontrons en Wallonie. Elle confirme que les comportements alimentaires sont façonnés par des tensions profondes entre envies, contraintes et valeurs, et que les leviers de changement ne sont pas purement techniques, mais aussi culturels, émotionnels et sociaux.
À travers notre mission de soutien à une alimentation durable en restauration collective, nous pouvons déjà agir sur différents points. C’est notamment le thème du mémoire de Luisa, dont nous vous proposons un résumé si après.
Quels leviers pour accélérer la transition alimentaire dans les cantines en Wallonie ?
En 2025, la Cellule Manger Demain accueillait Luisa, une étudiante en gestion des ressources et de l’environnement, avec une spécialisation en Global Food Challenge.
Désireuse d’étudier l’impact du projet du Green Deal Cantines Durables pour les écoles, Luisa a participé aux actions de la Cellule Manger Demain durant son stage, notamment dans le but d’alimenter son mémoire sur le thème « Quels sont les facteurs qui facilitent et entravent la mise en œuvre réussie de pratiques alimentaires durables dans le cadre du Green Deal Cantines Durables en Wallonie (en Belgique) ? ».
Nous sommes aujourd’hui fiers de pouvoir vous livrer les grandes lignes de son travail et de mettre celui-ci en perspective avec les résultats des évaluations et plusieurs témoignages issus de la communauté Green Deal.
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