Compte-rendu réflexions Centrale d’achats durables
Et si on se regroupait pour favoriser un approvisionnement en circuit-court de nos cantines ?
Détails du projet et compte-rendu d’un premier atelier d’échanges organisé le mercredi 15/07/2026 avec différentes communes et CPAS de Wallonie (40 participants) – le replay de cet atelier est à retrouver ci-dessus (vous retrouverez le minutage tout au long de ce compte-rendu).
(17’30’’) La Cellule Manger Demain accompagne les pouvoirs adjudicateurs dans la passation de leurs marchés publics alimentaires afin de les rendre plus durables et (au moins partiellement) accessibles à des acteurs de l’approvisionnement en circuit-court.
(17’50’’) Les difficultés rencontrées par les acheteurs publics sont récurrentes et bien connues : manque de temps (notamment pour la prospection), manque de connaissance de l’offre alimentaire présente sur le territoire, complexité de la réglementation des marchés publics et insécurité juridique, difficulté (manque de temps et d’expertise) à inscrire des critères pertinents et surtout à les contrôler, …
(19’03’’) Face à ces constats, la Cellule Manger Demain réfléchit depuis plusieurs mois à la création d’une Centrale d’achat[1] de denrées alimentaires durables issues du circuit-court. Au-delà des avantages communs à toutes les centrales, c’est-à-dire l’allégement administratif (et l’économie d’une procédure de marché public[2]), la mutualisation des besoins et les économies d’échelle, l’objectif est également d’offrir un outil efficace pour mener à bien la relocalisation alimentaire des cantines.
(22’30’’) En quête d’inspiration, la Cellule Manger Demain a notamment découvert le projet Occitalim’ – centrale d’achat en denrées alimentaires issues du circuit-court sur le territoire de la Région Occitanie (France).
(24’30’’) Le projet de Centrale wallonne tel que présenté lors d’un atelier d’échange avec différentes communes et CPAS en Wallonie[3] est le fruit de réflexions menées ces derniers mois et d’échanges avec Occitalim. L’atelier précité visait également à récolter des premiers retours des pouvoirs locaux. En l’état actuel, il s’agit donc bien uniquement de pistes de réflexions qui devront continuer à être discutées avec les acteurs de terrain (en premier lieu les cantines de collectivités) afin que la centrale réponde réellement à leurs besoins.
En voici les points principaux :
- (25’30’’) La Centrale serait portée par une structure externe (type asbl) avec comme nécessité qu’elle soit évidemment elle-même un pouvoir adjudicateur ;
- (26’34’’) L’objectif de la Centrale serait double : répondre, bien entendu, à un besoin des collectivités mais aussi, plus globalement, à l’objectif de relocalisation alimentaire ;
- (27’36’’) Le fonctionnement de la Centrale se baserait sur un gros travail de prospection (effectué par des « acheteurs » travaillant pour la Centrale) qui permettrait d’avoir une connaissance fine des territoires alimentaires ;
- (29’35’’) Les marchés lancés par la Centrale seraient allotis pour permettre aux acteurs territoriaux de répondre (par ex. : découpage en 10 territoires et en différentes catégories alimentaires (fruits et légumes, viande (bœuf, volaille, …), produits laitiers, …) ;
- (32’25’’) Les lots ainsi que les critères seraient adaptés pour que l’offre existante localement puisse y répondre (suite au travail de prospection) ;
- (32’45’’) Les critères porteraient notamment sur le circuit-court, la transparence sur la filière, l’agriculture biologique, la juste rémunération des producteurs, le bien-être animal ;
- (33’40’’) Le respect des critères serait contrôlé tant dans la phase de passation que dans la phase d’exécution, soit en interne (expertise de la centrale) soit par un organisme externe désigné par la centrale (marché public) et dont le coût pourrait être mutualisé par les PAB[4].
- (37’35’’) Quid de l’engagement des PAB pour s’assurer de l’effectivité de la Centrale ? quantités minimums à commander ? cotisations (cfr. ci-dessous) ;
- (39’37’’) Le + d’Occitalim : la mise en place d’une plateforme (type webshop) qui permettrait aux PAB d’avoir uniquement accès aux produits de leur territoire (et au bon prix !) et de générer un bon de commande qu’il serait de leur responsabilité de transmettre au(x) fournisseur(s). L’intérêt est également de permettre un monitoring de la centrale.
- Un travail d’animation de réseau pourrait être mis en place : espaces d’échanges avec les PAB (retours, besoins, …), formations pratiques, démarchage et adhésion de nouveaux membres, …
- (46’55’’) Comment financer la Centrale ? système de cotisations ? (// Occitalim’ avec l’avantage d’avoir un engagement des PAB à réellement commander), appels à projets pour cofinancement ? …
- …
Vous trouverez plus d’informations en visionnant le replay de l’atelier ci-dessous.
Intéressé ? Perplexe ? Curieux ? N’hésitez pas à remplir le formulaire suivant pour nous faire part de votre expérience, de vos attentes ou de vos points d’attention. Vous pourrez également manifester votre intérêt à prendre part aux prochaines discussions.
[1] Une Centrale d’achat, au sens de la règlementation relative au marché public, est un pouvoir adjudicateur (structure soumise à la réglementation) qui réalise des activités d’achat centralisées, c’est-à-dire à destinations d’autres pouvoirs adjudicateurs.
[2] En effet, et c’est là tout l’intérêt : l’adhésion à une centrale d’achat se fait sans procédure de marchés publics. Les marchés publics (pour l’achat de denrées alimentaires) sont par contre passés par la Centrale elle-même.
[3] L’atelier a eu lieu (en ligne) le mercredi 15 juillet 2026 avec une quarantaine de participants démontrant un certain intérêt de la part des pouvoirs locaux – le replay est à retrouver en bas de l’article.
[4] Pouvoir Adjudicateur Bénéficiaire = le pouvoir adjudicateur adhérent à la centrale
Thèmes
Marchés publics d’alimentation durable
Objectif
S’outiller
Type d’outil
Compte-rendu